Arles · Van Gogh en dialogue avec l’art d’aujourd’hui
Fondation Vincent van Gogh Arles : histoire, expositions et guide de visite
Un hôtel particulier traversé par la lumière d’Arles, des prêts réguliers de tableaux de Van Gogh et des expositions contemporaines qui refusent le musée-sanctuaire.
Ce guide explique ce que la Fondation est réellement, ce que l’on peut y voir en 2026, comment organiser son parcours et quels lieux de la ville prolongent l’expérience du peintre.
juillet 2026

Réponse courte
La Fondation est-elle « le musée Van Gogh d’Arles » ?
Oui par son esprit et par sa mission ; non si l’on imagine une collection permanente remplie de chefs-d’œuvre du peintre.
La Fondation Vincent van Gogh Arles est un centre d’art consacré à la présence de Van Gogh dans la création moderne et contemporaine. Elle revient constamment au peintre, mais elle ne l’enferme pas dans une reconstitution biographique. À chaque saison, ses œuvres dialoguent avec des artistes plus récents : parfois par la couleur, parfois par la répétition, la liberté du geste, l’excès, la figure de l’artiste ou le rapport au monde.
C’est précisément ce qui rend le lieu singulier. Van Gogh a vécu à Arles de février 1888 à mai 1889, quinze mois durant lesquels il a produit quelques-unes de ses images les plus décisives : La Maison jaune, La Chambre, Les Tournesols, Terrasse du café le soir, La Nuit étoilée sur le Rhône, Le Café de nuit, les vergers, les ponts et les Alyscamps. Pourtant, aucune grande collection publique de ces tableaux n’est restée dans la ville. La Fondation répond à cette absence non par une copie figée, mais par une politique active de prêts.
Depuis son ouverture en avril 2014, plus de quatre-vingts tableaux et cinquante dessins de Van Gogh ont ainsi été exposés à Arles d’après le programme 2026. Leur rotation est une contrainte, mais aussi une force : revenir plusieurs fois peut conduire à voir des œuvres totalement différentes et à découvrir de nouvelles correspondances avec l’art d’aujourd’hui.
Pour le visiteur, la bonne attente est donc celle-ci : venir voir une exposition pensée comme un essai visuel, repérer l’original ou les originaux de Van Gogh annoncés, profiter d’un bâtiment remarquable et poursuivre ensuite la visite à pied dans les lieux peints par l’artiste.
Des Van Gogh authentiques
Oui, régulièrement, mais prêtés pour une durée limitée. Leur nombre varie : une œuvre peut constituer le centre d’une exposition entière.
Une collection permanente différente
La Collection Yolande Clergue réunit des hommages d’artistes, des photographies, des textes, de la musique et des costumes, plutôt qu’un fonds fixe de Van Gogh.
Une visite qui continue dehors
Rhône, place du Forum, ancien hôpital, Alyscamps et pont de Langlois composent un second parcours à ciel ouvert dans Arles.
Histoire
De l’intuition de Yolande Clergue à la Fondation de 2014
Le projet est né d’un paradoxe arlésien : une période capitale de Van Gogh, mais presque aucune de ses œuvres conservée sur place.
L’association fondatrice
Yolande Clergue crée l’Association pour la création de la Fondation Van Gogh. Elle sollicite des artistes vivants afin qu’ils rendent hommage au peintre.
Une collection d’hommages
Le fonds commence à se constituer avec des œuvres d’artistes comme Francis Bacon, David Hockney, Roy Lichtenstein ou Karel Appel.
Le projet relancé
Luc Hoffmann donne un nouvel élan à l’idée d’une fondation indépendante capable d’accueillir de grandes expositions et des prêts internationaux.
Reconnaissance publique
Le 8 juillet, la Fondation Vincent van Gogh Arles est reconnue d’utilité publique par décret ministériel.
Le bâtiment transformé
L’Hôtel Léautaud de Donines est rénové par Guillaume Avenard et Hervé Schneider. Bice Curiger prend la direction artistique en 2013.
Ouverture au public
Le 7 avril, la Fondation ouvre avec Van Gogh Live!, programme-manifeste reliant le peintre aux créations des XXe et XXIe siècles.
Pourquoi Yolande Clergue est-elle centrale ?
Épouse du photographe Lucien Clergue et actrice de la vie culturelle arlésienne, Yolande Clergue comprend très tôt que la mémoire de Van Gogh ne peut pas reposer seulement sur des plaques placées devant des sites disparus. Elle choisit un autre chemin : demander à des créateurs d’exprimer leur dette, leur admiration ou leur désaccord envers le peintre.
Cette intuition déplace la question. Il ne s’agit plus uniquement de « ramener Van Gogh à Arles », mais de montrer ce que son œuvre continue de déclencher. Les dons reçus construisent une généalogie très ouverte, où la peinture rencontre la sculpture, la photographie, la littérature, la musique et la mode.
La Fondation actuelle prolonge cet héritage tout en organisant des expositions ambitieuses. La direction artistique, assurée en 2026 par Jean de Loisy, maintient la tension entre histoire de l’art et création vivante.
Architecture réelle
Un hôtel particulier recomposé par la lumière d’Arles
Pierres anciennes, sheds de toiture, verre coloré et interventions permanentes forment déjà une exposition avant la première salle.





Ce qu’il faut regarder dans le bâtiment
L’Hôtel Léautaud de Donines remonte pour partie au XVe siècle. Devenu succursale de la Banque de France en 1924, il est ensuite acquis par la Ville d’Arles dans les années 2000. Le projet de Guillaume Avenard et Hervé Schneider, agence FLUOR, transforme environ 2 400 à 2 500 m² tout en conservant des strates lisibles.
La lumière arlésienne sert de fil conducteur. Vingt sheds orientés en toiture amènent une lumière maîtrisée dans les salles. À l’entrée, la verrière de Raphael Hefti projette des couleurs mouvantes ; ailleurs, le portail de Bertrand Lavier et l’intervention de Fritz Hauser dans l’escalier inscrivent l’art dans la circulation même.
Ne traversez donc pas trop vite le rez-de-chaussée. Observez les reflets colorés au sol, le rapport entre pierre claire et métal, puis la manière dont le jour change entre les salles. Enfin, si le parcours et les conditions d’ouverture le permettent, montez vers la terrasse : elle replace la Fondation dans le paysage d’Arles, entre toits, Rhône et horizons provençaux.
Collection et prêts
Que conserve la Fondation, et d’où viennent les Van Gogh ?
Comprendre la différence entre collection, prêts et expositions évite la principale déception possible.
La Collection Yolande Clergue raconte la réception de Van Gogh plutôt que sa carrière sous la forme d’un catalogue chronologique. On y rencontre des artistes comme Arman, Christo, César, David Hockney, Roy Lichtenstein, Karel Appel, Olivier Debré, Erró ou Robert Rauschenberg. La photographie y tient une place importante avec Édouard Boubat, Henri Cartier-Bresson, Lucien Clergue, Robert Doisneau, Bernard Faucon, Mario Giacomelli, Eikoh Hosoe, Bernard Plossu ou Willy Ronis.
S’y ajoutent des textes littéraires, des manuscrits musicaux et des costumes de Christian Lacroix. Cette diversité correspond à la question originelle de Yolande Clergue : comment des créateurs très différents répondent-ils à l’intensité d’un peintre devenu universel ? Certaines réponses sont admiratives ; d’autres passent par la citation, la distance, l’humour ou la transformation radicale.
Les tableaux et dessins de Van Gogh arrivent quant à eux grâce à des collaborations avec de grands prêteurs. Leur présence dépend des calendriers, de la conservation, du transport et du projet curatorial. Une exposition peut réunir plusieurs œuvres célèbres ; une autre peut se concentrer sur un seul tableau, dont le pouvoir est amplifié par les œuvres qui l’entourent.
Il faut donc lire le site officiel comme on lirait l’affiche d’un festival : titre de l’exposition, dates exactes, liste des artistes, œuvre ou œuvres de Van Gogh annoncées. Le nom de la Fondation garantit la relation au peintre, pas un accrochage immuable.
Hommages et écarts
De Bacon à Lichtenstein, les artistes ne reproduisent pas Van Gogh : ils répondent à sa manière de pousser la couleur, le sujet et la figure de l’artiste.
Arles par le regard
Lucien Clergue et d’autres photographes relient le territoire, le corps, la lumière méditerranéenne et la mémoire culturelle de la ville.
Des originaux en mouvement
La Fondation a montré depuis 2014 des dizaines de tableaux et dessins de Van Gogh venus de collections extérieures.
Le présent comme méthode
Les expositions ne demandent pas seulement « que peignait Van Gogh ? », mais « qu’autorise encore son œuvre aujourd’hui ? »
Exposition actuelle
Que voit-on à la Fondation pendant l’été 2026 ?
SUSPECTS — Van Gogh, Tricksters & Co. réunit Van Gogh et des artistes modernes ou contemporains autour de l’insolence, du renversement et de la figure du « trickster ».

22 mai — 18 octobre 2026
SUSPECTS : le rire, l’excès et la désobéissance
L’original de Van Gogh visible au cœur de l’exposition est le petit et mordant Crâne de squelette fumant une cigarette. Peint à Anvers en 1886, bien avant le séjour arlésien, il montre déjà un artiste capable d’humour noir et de provocation. Le squelette ne délivre pas une morale grave : il semble jouer au vivant, cigarette aux dents.
Autour de lui, l’exposition rassemble Van Gogh et trente-deux artistes modernes et contemporains — trente-trois noms au total selon la présentation officielle — parmi lesquels Pablo Picasso, Cindy Sherman, Andy Warhol, Maurizio Cattelan, Sarah Lucas, Bruce Nauman, Martin Kippenberger, Maria Lassnig et Nina Childress. Une centaine d’œuvres environ explorent la ruse, le masque, la transgression et la liberté de ne pas rester à sa place.
- Dates : du 22 mai au 18 octobre 2026.
- Original de Van Gogh : Crâne de squelette fumant une cigarette.
- Conseil : commencez par l’œuvre de Van Gogh, puis revenez-y après le parcours.
- Avertissement : certaines œuvres peuvent heurter les jeunes visiteurs ou les personnes sensibles ; elles sont signalées.



Parcours conseillé
Comment visiter la Fondation sans passer à côté de son idée ?
Comptez environ 1 h 30 pour un parcours attentif, davantage si vous suivez une visite guidée ou prenez le temps de lire les rapprochements.

Commencer par le seuil, la lumière et l’histoire du lieu
Regardez la façade, le portail de Bertrand Lavier et la verrière de Raphael Hefti. Le bâtiment annonce déjà le programme : un héritage arlésien ancien traversé par des interventions nouvelles.
Dans le hall, repérez les documents de médiation et demandez où se trouve l’œuvre originale de Van Gogh. L’accrochage peut changer, et ce renseignement évite de traverser l’exposition avec une fausse attente.
Voir le projet architectural →Voir d’abord le Van Gogh
Accordez cinq minutes au tableau avant de lire le cartel. Notez l’échelle, la matière, les couleurs et le ton émotionnel. Dans SUSPECTS, le petit crâne fumant est ironique, rapide et beaucoup moins solennel que l’image populaire du peintre maudit.
Comparer sans chercher l’imitation
Les artistes contemporains ne ressemblent pas forcément à Van Gogh. Cherchez plutôt une attitude commune : exagérer, déplacer les règles, transformer l’autoportrait, employer l’humour ou faire de la couleur une force.
Revenir vers l’original
Après les autres salles, retournez devant Van Gogh. Le tableau n’a pas changé, mais l’exposition lui a donné d’autres voisins. C’est ce déplacement mental qui constitue le cœur du projet curatorial.
Lever les yeux
Entre deux salles, observez les sheds, les coupes de lumière, les escaliers et les vues. La Fondation se comprend aussi comme une machine à filtrer le soleil arlésien.
Rendre l’horizon à Van Gogh
Si l’accès est ouvert, terminez en hauteur. Puis sortez vers le Rhône et les rues d’Arles : le meilleur complément aux prêts temporaires reste le territoire réel où le peintre a travaillé.
Parcours express
Œuvre de Van Gogh, deux salles majeures, architecture du hall et un dernier retour devant le tableau.
Parcours conseillé
Toute l’exposition, comparaisons, cartels essentiels, boutique, architecture et éventuelle terrasse.
Parcours approfondi
Ajoutez la visite guidée, les œuvres sensibles regardées lentement et un temps de lecture dans les espaces de médiation.
Mémoire des expositions
Quelques expositions qui ont défini l’identité du lieu
Le programme alterne enquêtes historiques, prêts exceptionnels et confrontations directes avec un artiste vivant.
| Exposition | Année | Pourquoi elle compte |
|---|---|---|
| Van Gogh Live! | 2014 | L’exposition d’ouverture pose le principe fondateur : Van Gogh n’est pas un monument immobile, mais une présence active dans la création. |
| Couleurs du Nord, couleurs du Sud | 2014 | Le parcours met en relation les expériences du Nord et l’éblouissement méridional qui transforme la palette du peintre. |
| Les dessins de Van Gogh : Influences et innovations | 2015 | Un rappel important : le trait, le calame, la plume et la construction graphique sont essentiels à un artiste souvent réduit à la couleur. |
| Van Gogh en Provence : La tradition modernisée | 2016 | L’exposition replace les œuvres provençales dans une histoire plus large, entre tradition du motif et invention moderne. |
| Calme et exaltation — collection Bührle | 2017 | Des prêts permettent d’étudier l’équilibre instable entre concentration, intensité et mouvement chez Van Gogh. |
| Vincent van Gogh : Vitesse et Aplomb | 2018 | La rapidité d’exécution n’est pas opposée à la maîtrise : le geste peut être vif tout en restant extrêmement construit. |
| Laura Owens & Vincent van Gogh | 2021 | Une artiste contemporaine entre dans un dialogue direct avec les œuvres, les signes et la matérialité du peintre. |
| Van Gogh et les Étoiles / La Haute Note Jaune | 2024 | Deux entrées complémentaires : le ciel comme motif cosmique et le jaune comme intensité chromatique, spirituelle et moderne. |
| À Vincent : un conte d’hiver | 2025–26 | Un parcours de saison précédant SUSPECTS, preuve que la programmation ne se réduit pas à une seule grande exposition estivale. |
Informations pratiques 2026
Horaires, tarifs, visites guidées et accès
Ces informations correspondent à la saison SUSPECTS et ont été vérifiées en juillet 2026. Consultez le site officiel avant le départ.
| Information | Détail utile | Conseil |
|---|---|---|
| Adresse | 35 ter, rue du Docteur-Fanton, 13200 Arles. | Le centre ancien se parcourt bien à pied ; laissez une marge si vous arrivez en voiture. |
| Mai, juin, septembre, octobre | Ouvert tous les jours de 10 h à 18 h ; dernière entrée à 17 h 30. | La dernière demi-heure est trop courte pour un vrai parcours. |
| Juillet et août | Ouvert tous les jours de 10 h à 19 h ; dernière entrée à 18 h 30. | Venez à l’ouverture ou en fin d’après-midi pour une visite plus calme. |
| Tarif plein | 10 €. | Ajoutez éventuellement 4 € pour la visite guidée. |
| Tarif réduit | 8 € selon les conditions officielles ; entrée gratuite pour les moins de 26 ans. | Munissez-vous d’un justificatif. |
| Visites guidées | Tous les jours à 11 h et 15 h, environ une heure, sans réservation, supplément de 4 €. | Elles peuvent être annulées. Appelez la veille au +33 (0)4 88 65 82 93. |
| Pass annuel | 20 € plein tarif ; 15 € tarif réduit. | Intéressant si vous souhaitez voir plusieurs accrochages ou revenir avec des proches. |
| Billets combinés | LUMA + Fondation : 17 € ; Musée Réattu + Fondation : 12 € ; Pass Sud Contemporain : 20 €. | Comparez les jours d’ouverture et l’énergie nécessaire : deux grands lieux dans la même journée peuvent être denses. |
| Accessibilité | Le bâtiment est accessible aux personnes à mobilité réduite et dispose d’un ascenseur. | Contactez l’accueil si vous avez besoin d’un accompagnement spécifique. |
| Jeune public | L’exposition 2026 signale des œuvres sensibles ou déconseillées à certains publics. | Repérez la signalétique et demandez conseil à l’équipe avant d’entrer dans les espaces concernés. |
Le créneau le plus lisible
À l’ouverture, les salles sont souvent plus calmes et la lumière sur la verrière permet de commencer par l’architecture.
Éviter la course
Ne placez pas la visite entre deux obligations. La force des confrontations se perd si vous ne pouvez pas revenir vers les œuvres.
Marcher dans Arles
Prévoyez au moins une heure supplémentaire pour le Rhône, la place du Forum et l’espace Van Gogh de l’ancien hôpital.
Chaleur et festival
En juillet et août, Arles est très fréquentée. Réservez votre hébergement, vérifiez les événements et privilégiez les déplacements à pied.
Le musée continue dans la ville
Six lieux de Van Gogh à relier à la visite
Les tableaux sont dispersés dans le monde ; les distances, les places, la pierre et le Rhône sont encore là.
Arles n’est pas un décor intact
Plusieurs bâtiments peints par Van Gogh ont disparu ou ont profondément changé. La Maison jaune a été détruite pendant la Seconde Guerre mondiale ; le Café de la Gare n’existe plus comme en 1888 ; le pont de Langlois visible aujourd’hui a été déplacé et restauré.
Le parcours reste pourtant puissant si l’on ne cherche pas une carte postale identique. Il permet de mesurer les choix du peintre : cadrage, simplification, déplacement des couleurs, compression de la perspective et transformation d’un lieu ordinaire en image mentale.
Commencez près de la Fondation, descendez vers le Rhône, rejoignez la place du Forum et l’ancien hôpital, puis réservez les Alyscamps et le pont de Langlois à un parcours plus long.
Lire notre grand guide Van Gogh à ArlesLe Rhône
Le quai et la courbe du fleuve permettent de comprendre la profondeur bleue de La Nuit étoilée sur le Rhône, même si l’éclairage urbain a changé.
Place du Forum
La terrasse associée au célèbre café conserve la mémoire du motif. Comparez surtout l’étroitesse réelle de la place à l’ouverture construite par Van Gogh.
Espace Van Gogh
La cour de l’ancien hôpital, aujourd’hui espace culturel, rappelle le jardin peint pendant la convalescence de l’artiste.
Place Lamartine
La Maison jaune a disparu. Une documentation et la structure urbaine aident à replacer le rêve de l’Atelier du Midi.
Les Alyscamps
L’ancienne nécropole et son allée d’arbres furent peintes par Van Gogh et Gauguin à l’automne 1888, chacun avec son propre rythme.
Pont de Langlois
Le pont-levis dit aujourd’hui « pont Van-Gogh » est éloigné du centre. Son mécanisme, ses diagonales et le canal éclairent la série peinte en 1888.
Arles en peinture
Huit œuvres pour prolonger la visite chez soi
Ces tableaux ne sont pas nécessairement exposés à la Fondation aujourd’hui : ils reconstituent la trajectoire arlésienne du peintre à travers la boutique.

La Nuit étoilée sur le Rhône
Les reflets du gaz, le bleu profond et le couple au premier plan transforment le fleuve en scène nocturne habitée.
Voir l’œuvre →
Terrasse du café le soir
Van Gogh peint une nuit sans noir, articulée par le jaune orangé de la terrasse et le bleu du ciel.
Voir l’œuvre →
La Chambre à Arles
Aplats, contours et perspective volontairement infléchie pour évoquer un repos qui reste intensément vibrant.
Voir l’œuvre →
La Maison jaune
Un bâtiment disparu devenu l’image du projet d’atelier collectif que Van Gogh voulait fonder dans le Midi.
Voir l’œuvre →
Le Café de nuit
Rouge, vert, jaune soufre et perspective plongeante font de la salle de billard un espace psychologique.
Voir l’analyse →
Le Pont Langlois
Le mécanisme du pont-levis devient une structure presque japonaise entre ciel clair, eau et activité quotidienne.
Voir l’œuvre →
Les Tournesols
Une décoration conçue pour accueillir Gauguin, devenue manifeste de l’empâtement et des variations du jaune.
Voir l’œuvre →
Autoportrait à l’oreille bandée
Au-delà du drame biographique, une construction rigoureuse de verts, d’orangés et de plans découpés.
Voir l’œuvre →Collections importantes
Explorer Van Gogh par lieux, motifs et périodes
Les collections permettent de replacer les quinze mois d’Arles dans l’ensemble de la carrière : Pays-Bas, Paris, Provence et Auvers.
Poursuivre la lecture
Quatre articles pour approfondir les œuvres d’Arles
Chaque guide part d’un tableau ou d’un lieu et revient aux lettres, à la couleur et aux choix de composition.
Van Gogh à Arles
Chronologie des quinze mois, adresses, crises, amitiés et naissance des grands motifs du Midi.
AnalyseLa Chambre à Arles
Perspective, couleurs, trois versions et histoire de la Maison jaune.
AnalyseLe Café de nuit
Rouge et vert, billard, personnages, Café de la Gare et comparaison avec Gauguin.
SérieLes Tournesols
Versions, dates, projet décoratif, accueil de Gauguin et rôle de la matière jaune.
Questions fréquentes
FAQ sur la Fondation Vincent van Gogh Arles
Y a-t-il toujours des tableaux originaux de Van Gogh à la Fondation ?
La Fondation présente régulièrement des originaux grâce à des prêts, mais leur nombre et leur identité changent selon l’exposition. Il faut vérifier la page officielle de l’exposition en cours avant la visite.
Quel Van Gogh est exposé à Arles pendant l’été 2026 ?
Dans SUSPECTS — Van Gogh, Tricksters & Co., l’œuvre originale annoncée est Crâne de squelette fumant une cigarette, peint à Anvers en 1886 et prêté par le Van Gogh Museum d’Amsterdam.
Quelles sont les dates de l’exposition SUSPECTS ?
L’exposition est annoncée du 22 mai au 18 octobre 2026. Les informations pouvant évoluer, consultez le site officiel avant votre déplacement.
Combien de temps faut-il prévoir pour la visite ?
Comptez environ 1 h 30 pour l’exposition et l’architecture. Une visite guidée dure environ une heure ; ajoutez du temps si vous souhaitez ensuite parcourir les lieux de Van Gogh dans Arles.
Quel est le prix d’entrée en 2026 ?
Pour la saison 2026, le tarif plein annoncé est de 10 €, le tarif réduit de 8 € et l’entrée est gratuite pour les moins de 26 ans. Des billets combinés et un pass annuel existent.
La Fondation est-elle adaptée aux enfants ?
Le lieu peut être visité en famille, mais l’exposition 2026 contient des œuvres susceptibles de heurter les jeunes visiteurs ou les personnes sensibles. Une signalétique est prévue ; demandez conseil à l’accueil.
La Fondation est-elle accessible aux personnes à mobilité réduite ?
Oui, le bâtiment dispose d’un ascenseur et est annoncé accessible aux personnes à mobilité réduite. Contactez l’accueil pour toute nécessité spécifique.
Peut-on voir la Chambre ou les Tournesols à Arles ?
Pas de manière permanente. Ces tableaux sont conservés dans différents musées internationaux. La Fondation peut recevoir des prêts ponctuels, mais la présence d’une œuvre précise doit toujours être vérifiée.
Quelle différence avec le Van Gogh Museum d’Amsterdam ?
Amsterdam conserve la plus grande collection permanente de Van Gogh. Arles organise des expositions temporaires reliant des prêts du peintre à des artistes modernes et contemporains, dans la ville même où il a vécu quinze mois.
Que voir autour de la Fondation ?
À pied, rejoignez le Rhône, la place du Forum, l’Espace Van Gogh dans l’ancien hôpital et la place Lamartine. Les Alyscamps et le pont de Langlois demandent un parcours plus long.
Sources vérifiées
Documents officiels et références de visite
Les informations historiques, architecturales et pratiques proviennent en priorité de la Fondation et des acteurs institutionnels du territoire.
Histoire et mission
Chronologie du projet, Collection Yolande Clergue et vocation artistique du lieu.
Exposition 2026SUSPECTS
Dates, artistes, présentation curatoriale, œuvres et avertissement au public.
VisiteHoraires et tarifs
Billetterie, horaires saisonniers, visites guidées, adresse et accessibilité.
Programme officielSaison 2026
Programme complet de l’exposition, informations pratiques et bilan des prêts de Van Gogh depuis 2014.
ArchitectureProjet FLUOR
Réhabilitation, lumière, surfaces, œuvres permanentes et photographies du bâtiment.
Arles TourismeFiche institutionnelle
Situation dans la ville, présentation du lieu et informations de destination.
BoutiqueVan Gogh à Arles
Reproductions des œuvres liées au séjour arlésien et à l’Atelier du Midi.
Guide AlphaParcours dans Arles
Complément biographique et urbain pour continuer après la Fondation.
La Fondation ne remplace pas les lieux de Van Gogh : elle apprend à les regarder autrement.
Son originalité tient à cette circulation entre un tableau prêté, des œuvres contemporaines, une architecture traversée de soleil et la ville réelle. On y vient moins pour cocher une liste de chefs-d’œuvre que pour comprendre pourquoi Van Gogh reste un interlocuteur vivant.
Explorer la collection Van Gogh à Arles
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